Ignorer la navigation

4) Les civils pendant la guerre

Question.

Comment les civils ont-ils été impliqués dans le conflit ?

Analyser une affiche de propagande.

Site internet

1) Identifie le document et le contexte historique.

2) Décris l'affiche en détail. Personnages, scènes, couleurs.

3) Quel est le rôle des femmes pendant la Première Guerre mondiale d'après cette affiche ?

4) En réalité, la place des femmes a-t-elle réellement évolué à l'issue du conflit ?

Comprendre le sens général d'un document.

Document 1. Un témoignage dans une zone occupée.

Ce commerçant de Roubaix vit dans le nord de la France, occupé par les Allemands.

19 novembre 1914. Depuis l’occupation l’heure de la mairie est l’heure allemande. [...]
10 janvier 1915. On entend le canon très fort. On commence à accepter l’idée que la guerre pourrait fort bien durer 6 mois.
6 avril 1916. Hier au soir on a emmené 2 à 300 hommes, jeunes gens et jeunes filles de force, pour les faire travailler [...] à couper du bois, sans doute pour les tranchées.
22 octobre 1916. Toujours sans aucune nouvelle des nôtres cela commence à devenir terriblement pénible. Nous pourrions en avoir de morts sans rien savoir ou blessés ou amputés ?!
29 janvier 1917. La pénurie de charbon, le pain noir, les pommes de terre très chers, font une grande misère partout.
12-14 aout 1917. Une bombe anglaise provenant d’aéroplane est tombée à Lille [...]. D’autres bombes ont été lancées dans le faubourg sud à Lille, une vingtaine de blessés et 3 morts.
« Le journal de David Hirsch », dans Annette Becker, Journaux de combattants et civils de la France du Nord dans la grande, Septentrion, 1998.

Document 2. Une usine de production d’obus en Écosse, 1915.


Les usines sont reconverties dans la production de matériel de guerre. Sur les chaines de montage ou dans les champs pour les travaux agricoles, les femmes remplacent les hommes mobilisés.

Document 3. Affiche du gouvernement français en 1915.

A l'aide de ces trois documents et de tes connaissances, relève des informations ou des idées qui montrent (tu peux faire un tableau) :

- la mobilisation des civils dans le conflit

- la mobilisation de l'économie.

- la place de la femme pendant le conflit.

- la mobilisation des esprits.

Un exemple : raconter le génocide des Arméniens.

Document 1. La décision des autorités ottomanes.

Les Arméniens [...] ayant tenté de troubler la paix et la sureté de l’Empire ottoman [...], ayant osé se joindre à l’ennemi [...], notre gouvernement se voit forcé de prendre des mesures extraordinaires [...]. Il est rigoureusement enjoint à tous les Ottomans d’obéir de la façon la plus absolue aux ordres ci-après :
1. Tous les Arméniens, à l’exception des malades, seront forcés de partir dans un délai de cinq jours de la date de la présente proclamation, par villages ou quartiers, et sous l’escorte de la gendarmerie [...].
2. Il leur est défendu de vendre leurs propriétés ou leurs biens [...] car leur exil n’est que temporaire [...].
5. Si l’un d’eux tentait de se servir d’armes contre les soldats ou les gendarmes, on devra se servir d’armes contre lui et le prendre mort ou vivant.
Communiqué du ministre de l’Intérieur ottoman Talaat Pacha, 26 mai 1915.

Document 2. Le génocide des Arméniens.

En 1915 et 1916, plus d’un million d’Arméniens sont arrêtés et déportés à pied ou en train depuis les régions orientales de l’Empire ottoman, en direction des régions désertiques du sud.

Document 3.

Au mois de février 1916, avec 30 000 déportés, nous sommes arrivés à Ras ul-Aïn par longs convois ferroviaires [...]. Chaque jour de grands convois étaient mis en route pour être soi disant expédiés vers Deir ez-Zor ou Mossoul, alors que personne ne parvenait jusqu’à ces endroits. Par la suite, j’ai vu sur les rives du Djürdjüb el-Hamari [...], à quatre heures de Ras ul-Aïn, des quantités de puits remplis d’un nombre incalculable de cadavres [...]. Ceux qui, affamés et assoiffés, n’étaient plus en état de marcher suppliaient « une balle, une balle ». Mais utiliser une balle pour un Arménien était considéré comme du gaspillage. Le poignard, toujours le poignard. Nous avons finalement marché une heure durant en laissant derrière nous nombre de gens qui furent égorgés.
Témoignage de Garabèd K. Mouradian, 13 décembre 1918, cité dans Revue d’histoire arménienne contemporaine, 1998.

Document 4.

1) Complétons ce schéma à l'aide de mots ou d'expressions-clés. Il servira ensuite de brouillon.

2) Rédige un paragraphe d'une quinzaine de lignes pour raconter le génocide des Arméniens.