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Al-Andalus, un autre califat

Question

L’empire abbasside, dont la capitale est Bagdad, est en fait morcelé. En Espagne se trouve un califat indépendant, dans la partie de l’Espagne conquise par les musulmans (Al-Andalus). Au contact immédiat de l’Occident chrétien, Al-Andalus devient un centre politique et culturel important.
Pourquoi Al-Andalus est-il un centre politique et culturel musulman original ?

La naissance d'un califat indépendant.

Document 1. La conquête d'Al-Andalus.



Le roi espagnol Rodrigue, vaincu (à gauche) et le général musulman vainqueur (à droite), miniature du XIᵉ siècle tirée du Portrait de rois (Bibliothèque nationale d’espagne, Madrid).

Document 2. La naissance d'un califat indépendant
Au cours du Xᵉ siècle, le gouverneur d’Al-Andalus, jusqu’alors soumis au calife abbasside de Bagdad, décide de prendre lui aussi le titre de calife.

"Cette année-là, Al-Nâsir ordonna que désormais, dans les lettres qu’on lui adresserait et dans les sermons qui l’invoqueraient, on lui donnerait le titre de « prince des Croyants » parce qu’il était digne de ce titre qui était en réalité le sien. Il se vêtit alors du titre comme d’une tunique appropriée à sa dignité."

La chronique anonyme d’Abd al-Rahmân III, XIᵉ siècle.

Document 3. Le djihâd .

« Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu ni au Jour dernier, ni n’interdisent ce qu’interdisent Dieu et son Envoyé, et qui, parmi ceux qui ont reçu l’Écriture, ne suivent pas la religion du Vrai – et cela jusqu’à ce qu’ils payent d’un seul mouvement une capitation en signe d’humilité. »
Le Coran, sourate IX, verset 29, traduction Jacques Berque, Albin Michel, 2002.

1) Comment naît Al-Andalous ?

Un centre culturel

Document 1. L'Alhambra de Grenade

Document 2. Les jardins du Généralife, Grenade

2) Donne ton avis sur ces monuments.

3) Pourquoi Al-Andalous est-il un centre artistique important ?

La place des juifs et des chrétiens

Document 1. Jouer aux échecs

Un chrétien (à gauche) jouant aux échecs avec un musulman, miniature tirée du Livre des jeux, XIIIᵉ siècle.

Document 2. La tolérance religieuse.

En Al-Andalus s’applique, comme dans tout l’empire musulman, le pacte de la dhimma : cela signifie que les chrétiens et les juifs, en échange de leur sécurité, doivent respecter des règles de vie avec les musulmans et payer un impôt spécial. Ils rédigent ici le contenu du pacte.

Nous ne construirons plus dans nos villes et dans leurs environs, ni couvents, ni églises, ni cellules de moines. [...] Nous donnerons l’hospitalité à tous les musulmans qui passeront chez nous et les hébergerons durant trois jours. [...] Nous serons pleins de respect envers les musulmans. Nous nous lèverons de nos sièges lorsqu’ils voudront s’asseoir. [...] Nous ne sonnerons la cloche dans nos églises que très doucement. [...] Nous ne prierons pas à voix haute sur les chemins fréquentés par les musulmans. [...] S’il nous arrivait de contrevenir à quelques-uns de ces engagements, nous n’aurions plus droit à la dhimma et nous serions passibles des peines réservées aux rebelles.
Al-Turtushi, Siraj al-Muluk (La Lumière des rois), XIIᵉ siècle.

4) Décris les relations entre chrétiens, juifs et musulmans.

5) Les trois religions sont-elles cependant à égalité ?